Fin juillet 2025, le gouvernement angolais a augmenté le prix du diesel de +33 %, dans le cadre d’un plan d’élimination progressive des subventions au carburant. Ce programme — encouragé par le FMI — visait à alléger les dépenses publiques, les subventions représentant près de 4 % du PIB en 2024, avec une baisse prévue à 1,8 % en 2025 .

Les associations de conducteurs de taxis collectifs (« candongueiros ») ont lancé une grève de trois jours, doublée d’une hausse des tarifs pouvant atteindre +50 %, suscitant l’indignation des populations les plus fragiles .

Les manifestations — initialement concentrées à Luanda — se sont rapidement propagées à six autres provinces. Les tensions ont débouché sur des émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l’ordre. L’État rapporte un bilan de 22 morts, 197 blessés, 1 214 arrestations, ainsi que la destruction de 66 commerces et 25 véhicules .Des sources plus précoces évoquaient déjà 4 morts et environ 500 arrestations dès le premier jour .

La police a eu recours à des gaz lacrymogènes, grenades fumigènes et tirs en l’air, et une intervention militaire a été nécessaire pour rétablir l’ordre dans certaines zones. Les autorités ont justifié cette réponse par un climat d’ »insécurité généralisée » .

Human Rights Watch et d’autres organismes ont dénoncé une utilisation disproportionnée de la force sur des manifestants largement pacifiques. L’opposition politique met en cause l’absence de dialogue, dénonçant des mesures économiques déconnectées de la réalité des citoyens et exigeant une révision de la décision gouvernementale .

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