La nomination de Kanka Malick Natchaba au poste de Directeur Général de la SALT n’est pas un simple mouvement administratif. C’est un signal. Un message clair envoyé à l’opinion : l’expérience compte encore.

Dans un paysage institutionnel parfois secoué par des nominations de rupture, ce choix tranche par sa logique. Kanka Malick Natchaba n’est ni un novice, ni un inconnu parachuté à la tête d’une entreprise stratégique. Ancien Secrétaire général du gouvernement, ex-ministre de l’Enseignement supérieur, il est surtout un homme de dossiers, façonné par la rigueur de l’État et la culture du résultat.

À la SALT, il revient là où il a déjà servi. Et cela change tout. Car gouverner une entreprise publique ne se résume pas à occuper un fauteuil : il faut en connaître les mécanismes internes, les fragilités, les leviers silencieux. La mémoire institutionnelle, trop souvent sacrifiée au nom du changement, redevient ici un atout stratégique

Ce retour n’a rien de nostalgique. Il est pragmatique. Dans un contexte économique exigeant, où chaque décision compte, le luxe de l’apprentissage sur le tas n’est plus permis. La SALT a besoin de stabilité, de méthode et de résultats. Et l’homme nommé sait où il met les pieds.

Cette nomination pose aussi une question plus large : et si la bonne gouvernance passait parfois par le retour des compétences éprouvées ? Non par recyclage, mais par responsabilité. Non par favoritisme, mais par efficacité.

Kanka Malick Natchaba revient à la maison, oui. Mais surtout, il revient au travail. Et c’est peut-être là l’essentiel.

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