La chaîne de cheville est profondément ancrée dans la culture africaine avant de se transformer en pièce de mode de l’époque moderne.

Porter la chaîne aux chevilles n’est en rien de l’indécence !

Cette pratique remonte loin dans l’Égypte ancienne et était adopté pour montrer le statut social d’une femme dans la société ou un symbole de richesse.

Les chaînes de cheville déterminent le statut matrimonial ou social du porteur et cela détermine aussi la richesse de la famille à laquelle vous appartenez.

Chez les Sénoufous, ( côte d’ivoire) ce bijou est porté lors de rites initiatiques, de funérailles ou de certaines fêtes.

Elles sont composées majoritairement de bronze, de cire perdue, de laiton.

Au Burkina Faso et au Congo, elles sont utilisées comme cadeau de mariage.

Lorsqu’une jeune femme va se marier, des bracelets de cheville lui sont offerts en guise de dote.

Au Congo, le marié donne à sa future épouse plusieurs paires de bracelets pieds (environ 5) avant qu’il ne puisse discuter du mariage.

Au Libéria et au Ghana Les bracelets de pieds sont portés par les danseurs culturels traditionnels.

Elles sont également utilisé comme pièce de déclaration de beauté pour que les femmes portent des perles autour du cou, des bras, du poignet, de la taille et des chevilles.

Une chaîne de cheville n’est pas synonyme de mauvaise parentalité ou d’indécence mais représente plutôt un symbole de notre riche héritage africain.

Ce sont des pratiques de chez nous et il nous revient de les revendiquer en faisant connaître et en revalorisant. C’est un accessoire de beauté africaine, d’appartenance ethnique, On peut les porter pour les mariages, pour les cérémonies traditionnelles, pour les rites religieux et spirituels, pour aller au restaurant, pour rester chez soi. On fait comme on veut. Il y en a de toutes sortes pour s’adapter à chaque situation.

Nous avons acquis la fâcheuse habitude de trouver notre culture barbare, vilaine. Nous la montrons du doigts, nous la taxons, nous la couvrons de préjugés.

Si le look ne nous branche pas c’est un droit. Mais ne soyons plus si choqués. Les chaînes de chevilles, plus de deux boucles d’oreilles, des cheveux naturels en lock… Où avons nous donc appris que c’est du banditisme ? De nos cultures ? De nos ancêtres ? L’histoire dit le contraire. C’est l’Afrique, et Dieu qu’elle est belle !

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