Le Bénin entre dans une nouvelle ère politique. Au terme du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, Romuald Wadagni s’est imposé avec une victoire écrasante, confirmant les tendances annoncées depuis les premières heures du dépouillement. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), le candidat de la mouvance présidentielle a recueilli 94,05 % des suffrages exprimés, contre seulement 5,95 % pour son adversaire Paul Hounkpè. Le taux de participation s’est établi à 58,75 %.
Ce score massif consacre sans ambiguïté celui qui était présenté comme le grand favori de cette élection. Ancien ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni succède ainsi à Patrice Talon, qui quitte le pouvoir après deux mandats, conformément aux dispositions constitutionnelles. À 49 ans, le nouveau président incarne à la fois la continuité du régime sortant et l’espoir d’un nouveau souffle pour le pays.
L’ampleur de cette victoire traduit la domination sans partage du camp présidentiel dans un scrutin où l’opposition, déjà fragilisée, n’a pas réussi à mobiliser un front capable de rivaliser. Fait marquant, son adversaire Paul Hounkpè avait reconnu sa défaite avant même la proclamation officielle des résultats provisoires, adressant ses félicitations républicaines à Wadagni.
Pour de nombreux observateurs, cette élection ouvre une nouvelle page de l’histoire politique béninoise. Très attendu sur les questions de sécurité, de développement économique et d’accès aux services sociaux de base, Romuald Wadagni devra désormais transformer cette victoire électorale en réussite politique. Le regard des Béninois est désormais tourné vers la prestation de serment du nouveau chef de l’État, prévue dans les prochaines semaines.




































