Au Gabon, la controverse enfle autour des travaux du giratoire PK40 à Ntoum. Mis en cause par la Société Autoroutière du Gabon (SAG) pour de supposées non-conformités, le groupe EBOMAF a choisi de répondre sans détour. Sur le terrain, ses responsables ont apporté des explications techniques détaillées, tout en réaffirmant que la qualité de l’ouvrage reste pleinement garantie.
Lors d’une visite effectuée sur le chantier, les responsables techniques d’EBOMAF ont balayé les accusations formulées par la SAG, qu’ils jugent infondées. Selon eux, les critiques relèvent davantage d’un malentendu sur certaines étapes techniques du chantier que d’une réelle défaillance dans l’exécution des travaux.



Le directeur des travaux a rappelé que la SAG effectue régulièrement des visites de suivi, ce qui, selon lui, rend surprenantes les accusations portées dans le courrier adressé au ministère des Travaux publics.
Au cœur de la polémique figure notamment l’utilisation de blocs de béton, de latérite et la question de l’épurge du sol. EBOMAF précise qu’il s’agit de choix purement techniques, conformes aux normes exigées pour assurer la stabilité de l’ouvrage.
« L’épurge est une opération de substitution du sol. Quant à la latérite, elle permet de consolider la zone et de faciliter le déplacement sécurisé des engins sur ce site en hauteur », a expliqué le coordonnateur technique.
L’entreprise assure par ailleurs que tous les matériaux utilisés répondent à des exigences strictes et que les contrôles qualité sont régulièrement effectués, avec transmission des résultats à la SAG pour garantir la transparence et la traçabilité du chantier.
Présent personnellement sur le site, le président-directeur général d’EBOMAF , Mahamadou Bonkoungou a tenu à lever toute ambiguïté. Fort de plus de quarante ans d’expérience dans les infrastructures routières, il a affirmé que les images évoquées dans les accusations ne correspondent pas à la structure finale de l’ouvrage.
Selon lui, les clichés ayant alimenté la polémique montrent une surlargeur provisoire réalisée uniquement pour permettre le positionnement des engins et la mise en place des conduits d’évacuation des eaux.

« Cette surlargeur est temporaire. Elle sera retirée à la fin des travaux pour laisser place à la structure définitive prévue », a-t-il précisé.

Malgré la vive polémique, les travaux se poursuivent normalement à Ntoum. EBOMAF réaffirme sa détermination à livrer une infrastructure moderne, durable et conforme aux standards techniques requis pour accompagner la modernisation du réseau routier gabonais.





































