L’Iran est plongé dans un bouleversement politique historique après la mort du Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique et figure centrale du pouvoir depuis 1989. Sa disparition brutale met fin à plus de trois décennies de règne marqué par une autorité absolue sur les institutions politiques, militaires et religieuses du pays, ainsi qu’une confrontation durable avec les États-Unis et leurs alliés.
Face au risque de vide institutionnel, un mécanisme exceptionnel prévu par la Constitution iranienne a été immédiatement activé. La direction du pays est assurée de manière provisoire par un conseil intérimaire, chargé de garantir la continuité de l’État jusqu’à la désignation d’un nouveau Guide. Ce collège regroupe le président de la République, le chef du pouvoir judiciaire et un haut dignitaire religieux, l’ayatollah Alireza Arafi, appelé à jouer un rôle clé durant cette transition sensible.

Cette phase intérimaire intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des affrontements régionaux, des pressions internationales accrues et une situation interne fragile. Si le pouvoir cherche à afficher une image de stabilité, l’absence d’un Guide suprême crée une zone d’incertitude rare dans l’histoire récente de la République islamique.

La prochaine étape revient à l’Assemblée des experts, institution religieuse et politique chargée d’élire le nouveau Guide suprême. Le choix de ce successeur sera déterminant pour l’avenir du régime, son orientation idéologique et sa posture face au reste du monde. En attendant, l’Iran avance sur une ligne de crête, entre continuité du pouvoir et tournant historique.







































