En Afrique de l’Est, le Kenya est l’économie la plus dynamique dans le numérique. Google qui veut profiter du potentiel de ce marché qui devrait croître au cours des prochaines années avec les transformations suscitées par la crise du coronavirus ,est en mode séduction.

Mercredi 27 janvier, Sundar Pichai, le président-directeur général de Google, a annoncé au président de la République du Kenya, Uhuru Kenyatta, un investissement de 10 millions USD de la société technologique américaine au Kenya.

Lors de la réunion virtuelle qu’ils ont tenue en marge d’un débat public sur la transformation numérique en Afrique ; organisé par le Corporate Council on Africa (CCA) – une association basée à Washington DC, active dans le renforcement des relations économiques et commerciales entre les Etats-Unis et les économies africaines – il a souligné que ce financement soutiendra les efforts de relance économique du pays après la crise de Covid-19.

Sundar Pichai a affirmé qu’en plus du financement de 10 millions USD, dont 3 millions USD iront au soutien des petites entreprises, 5 millions USD aux start-up locales et 2 millions USD aux œuvres caritatives, l’entreprise étendra cette année la portée de son programme Google for start-up Accelerator pour soutenir 100 000 entreprises et 15 000 développeurs au Kenya. Dans le secteur de l’éducation, le géant américain de la technologie prévoit aussi de former 29 000 élèves et 1 800 enseignants à l’apprentissage à distance grâce à sa plateforme Google Classroom.

L’appui de Google au Kenya intervient au moment où le gouvernement du pays, confronté au niveau de préparation TIC nationale relativement faible face à la crise de Covid-19, accélère sa transformation numérique. Uhuru Kenyatta a soutenu que l’une des priorités actuelles du Kenya est d’améliorer la couverture du territoire national en connectivité de qualité pour la traduire en avantages économiques tangibles pour la population.

En soutenant le Kenya dans sa relance économique post-Covid-19, Google se positionne également stratégiquement sur ce marché qui est le plus dynamique d’Afrique de l’Est. L’entreprise scrute actuellement le continent en quête d’opportunités d’affaires, comme Amazon, Microsoft ou encore Facebook. Sundar Pichai a assuré au président Kenyatta la disponibilité de Google à collaborer avec le pays dans la fourniture de solutions technologiques.

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