Au Togo, “de grands progrès restent à faire” en ce qui concerne les tarifs des forfaits voix et data. C’est la principale conclusion effectuée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) dans une étude publiée jeudi.

Le gendarme des télécommunications a en effet mené une analyse comparative des tarifs pratiqués par les opérateurs de communications électroniques au sein de l’Uemoa, pour des offres identiques ou similaires. Le benchmark, opéré sur des offres mobiles (voix et data) et de fibre à domicile, révèle des résultats mitigés.

Pour les offres hors forfaits, note le régulateur, “le Togo se classe enfin parmi les tarifs les moins élevés à la suite de la procédure de sanction pour non-respect de la non-différenciation tarifaire, qui a permis de baisser de 30% les tarifs inter-réseaux”. Cependant, poursuit-il, “le volume d’appels n’est plus que de 8% en moyenne chez les deux opérateurs et diminue chaque mois du fait de la montée en puissance des forfaits”.

Justement en ce qui concerne les offres forfaits, “le Togo se positionne parmi les tarifs les plus élevés de la zone avec des tarifs jusqu’à 25 fois plus chers que le meilleur tarif de la zone” pour les forfaits 100% Data, et “jusqu’à 4 fois plus cher” pour les 100% Voix.

Sur les forfaits mixtes, les tarifs proposés par Togocel et Moov au Togo “se situent dans la moyenne régionale”.

S’il reconnaît la liberté des opérateurs en ce qui concerne la fixation des tarifs de détail, l’Arcep exhorte néanmoins ces derniers “à plus de responsabilité pour un accès des consommateurs aux services mobiles à un prix plus juste et raisonnable”.

Ceci, précise l’institution, “en vue d’accélérer le développement de l’économie numérique au Togo”.
Espoir A.

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