Au Nigeria, le gouvernement fédéral a mis en garde les médias audiovisuels sur la désinformation à l’approche des élections générales de 2023. Le scrutin a récemment été reporté à 2023, mais les formations politiques impliquées se préparent déjà à lancer leurs communications, en partenariat avec des médias locaux.

A l’approche des élections, les gouvernements mettent une attention toute particulière à contrôler l’action des médias. Les fausses informations ont souvent été à l’origine de violences électorales.

« Les stations sont invitées à cesser d’encourager et de permettre l’utilisation de leurs plates-formes pour la diffusion de fausses nouvelles, d’émissions haineuses, provocatrices et spéculatives. La commission n’hésitera pas à sanctionner en conséquence toute violation du Code de la radiodiffusion du Nigeria », a averti Balarabe Ilelah (photo), le patron du régulateur des médias, mardi 24 mars, à Abuja à la faveur de la Convention numérique des médias de radiodiffusion / 76e Assemblée générale de l’Organisation de radiodiffusion du Nigéria.

La désinformation est l’un des problèmes récurrents de la presse locale, et souvent à l’origine de multiples plaintes qui la visent. Pour lutter contre ce problème, les autorités avaient édicté des textes plus durs, mais après de vives réactions, elles ont dû les amender.

La désinformation est souvent pointée du doigt comme l’une des sources de violences électorales dans de nombreux pays, en exacerbant les désaccords entre les différents camps. Pour autant, le rôle régalien des autorités ne devrait pas conduire à une restriction des libertés d’expression.

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